Beaucoup de parents se mettent à douter de leur compétence parentale lorsqu’ils font face à des situations défis avec leurs enfants. 

Il y a des pièges puissants qui viennent affecter votre confiance en vous tels que se comparer aux autres parents, se demander d’être un parent parfait, s’attendre que votre enfant ait toujours un comportement adapté à toutes les situations du quotidien, nourrir la croyance limitante d’être un mauvais parent. 

Bref, trop souvent, nous oublions que nous sommes en apprentissage dans notre rôle de parent, mais aussi que notre enfant passe par divers défis liés aux différentes phases de son développement.

Chaque étape du développement de votre entant, représente un enjeu important pour l’acquisition de compétences nécessaires à son épanouissement personnel.  Par exemple, les besoins de l’enfant de deux ans sont davantage dans le registre du développement de son autonomie alors que  ceux d’un enfant de dix ans se retrouvent au niveau de l’acquisition d’un sentiment de compétence. 

À mon avis, il est plus qu’important d’être en mesure de reconnaître les différentes étapes du développement de nos enfants afin de réussir harmonieusement notre Mission-Parent.  Nous devons aussi reconnaître qu’il a son propre tempérament, son unicité.   

La signification donnée aux comportements de nos enfants influencent significativement nos interventions.  Par exemple, dans le cas de comportements d’opposition chez l’enfant, il est très fréquent d’entendre un parent croire et  dire que  les comportements de son enfant ont pour but de le provoquer et le dominer.  Dans les faits, il est très rare qu’un enfant ait de tels buts, car très générateurs d’une profonde détresse.  Malheureusement, de telles croyances vont teinter les interventions faites auprès de l’enfant et vont grandement affecter la qualité de la relation parent-enfant.

Notre sentiment de confiance en notre compétence parentale est étroitement liée à la qualité de la relation que nous développons avec nos enfants. S’autoriser l’apprentissage et s’accueillir avec bienveillance lorsque nous prenons conscience que notre intervention n’était peut-être pas la plus appropriée est primordiale.  Se rappeler de conserver une attitude d’ouverture afin de se recentrer sur les besoins de notre enfant tout en respectant la satisfaction de nos propres besoins.  S’encourager, reconnaître et célébrer nos bonnes interventions.  Voilà, ce qui à mon avis, va nourrir notre confiance en notre compétence parentale.

Félicitations chers parents !

Merci de votre engagement envers vous-même pour qu’ensemble nous contribuons à un monde meilleur pour nos enfants!

Nathalie Simard, psychologue